Remise en état des terres

Les membres de l’industrie canadienne des sables bitumineux s’engagent à réduire leur empreinte écologique, en remettant en état toutes les terres touchées par leurs opérations et en préservant la biodiversité.

La remise en état, qui consiste à rétablir les terres à l’état de paysage durable, est un processus continu tout au long de la durée de vie d’un projet. Les exploitants des sables bitumineux doivent élaborer un plan de remise en état et le faire approuver par le gouvernement dans le cadre du processus d’approbation de tout projet. 

Planification d’un paysage durable

Depuis le début des activités dans les années 60, environ 11 pour cent de l’empreinte de l’exploitation minière a été remise en état par l’industrie, ou est en train de l’être. Les terrains remis en état devront être certifiés par le gouvernement avant d’en restaurer l’usage public (Source: Oil Sands Portal, 2016).

ÉTAT DE TOUTES LES TERRES TOUCHÉES PAR L’EXTRACTION DES SABLES BITUMINEUX

Source: Alberta Environment OSIP

Compte tenu de la longue durée de vie des activités liées aux sables bitumineux (un projet d’extraction minière durera de 25 à 50 ans, tandis qu’un projet in situ peut durer de 10 à 15 ans) et parce que l’industrie des sables bitumineux est encore relativement jeune, une grande partie de ses activités de remise en état n’en sont qu’à leurs premières étapes. Les entreprises peaufinent leurs activités et les technologies qu’elles utilisent pour réduire leur empreinte écologique, et continuent de chercher des moyens de minimiser leur impact sur les terres.

La réglementation provinciale oblige les entreprises pétrolières et gazières à remettre en état les terres qu’elles perturbent. Autant que possible, ces terres doivent retrouver leur caractère autosuffisant et leur état naturel d’origine.

Le remise en état comprend:

  • Le rétablissement des courbes de niveau et le contrôle de l’érosion: le relief des surfaces perturbées est modelé afin de le fondre à la forme originale du terrain. Un contrôle approprié de l’érosion, habituellement grâce à la revégétalisation, permettra la stabilité du site.
  • La revégétalisation: la mise en place d’une communauté végétale indigène est l’indice d’une remise en état réussie, y compris le contrôle des herbes nuisibles.
  • La certification de remise en état: après la remise en état, le paysage est évalué afin d’assurer qu’il n’y ait aucun enjeu d’érosion ou de drainage, de confirmer la qualité et l’épaisseur de la couche arable et de vérifier que la santé de la végétation (p. ex., densité, hauteur, productivité, diversité de la plantation) est adéquate. 

Dès le début de tout projet d’exploitation, les producteurs s’efforcent de réduire leur impact en évitant les habitats fragiles, en minimisant la superficie nécessaire aux sites de forage et en travaillant avec les autres utilisateurs pour partager les routes et les pipelines.


Une fois les terres remises en état et prêtes pour l’ensemencement, il faut prévoir du temps pour laisser pousser la végétation:
  • Deux ans pour les prairies
  • Quatre ans pour les forêts

Forage in situ

Quatre-vingts pour cent des sables bitumineux sont accessibles uniquement par forage in situ (le bitume est séparé du sable dans le sous-sol et pompé vers la surface). Avec cette méthode, on ne perturbe que 10 à 15 % des terres, par rapport à une extraction minière de la même taille. De plus, aucun bassin de décantation n’est nécessaire dans ce cas.

Quand un puits in situ n’est plus productif, on le démantèle. Pour rétablir les terres à l’état de paysage durable, les exploitants doivent coiffer le puits et retirer l’équipement, nettoyer tout contaminant (le cas échéant), replacer la terre et replanter de la végétation. Ce processus comprend la surveillance, l’ensemencement, la fertilisation, la plantation d’arbres, la récolte de semences, la récupération de la terre végétale, la création de reliefs des terrains et l’établissement de tracés.

Un certificat de remise en état est délivré quand les producteurs restituent les terres remises en état au gouvernement de l’Alberta. L’état des terres doit être approuvé par le propriétaire et satisfaire à la réglementation en vigueur.

Extraction à ciel ouvert

Dans les mines, la végétation et le sol sont régulièrement évalués. Une fois qu’une section n’est plus utilisée à des fins d’activités minières, l’exploitant la délimite en vue du drainage, replace la terre végétale et plante de la végétation, des arbres et des arbustes. Un aspect important de la remise en état des terres sur les sites miniers est la création de reliefs du sous-sol.

La restauration des bassins de décantation (qui contiennent un mélange d’eau, d’argile, de sable et de bitume produit par l’extraction minière) constitue également un volet important du processus de remise en état des sites d’exploitation des sables bitumineux.

Une industrie en action

Étant donné que les milieux humides boréaux composent une très grande portion du nord de l’Alberta, il est extrêmement important de comprendre comment les rétablir, pour la remise en état qui suit l’extraction minière des sables bitumineux. Un marais pleinement fonctionnel sert d’habitat à de nombreux oiseaux, plantes et autres espèces sauvages. Il constitue également un puits de carbone, ce qui signifie qu’il absorbe les gaz à effet de serre de façon naturelle. Le marais Sandhill de Syncrude (le projet Sandhill Fen) n’est pas seulement l’une des premières tentatives de recréer un marais, mais il s’agit également d’un centre de recherche.

Cliquez ici pour en apprendre davantage sur ce projet de remise en état (en anglais).

Surveillance

Une fois la remise en état terminée, les activités de surveillance commencent. Il faut parfois 15 ans ou plus pour établir un véritable écosystème. Les certificats de remise en état ne sont délivrés que lorsque les activités de surveillance de longue durée démontrent que les terres remises en état satisfont aux objectifs de fonction écologique équivalente.

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