Marchés de l’énergie

Il est essentiel pour les producteurs de pétrole canadiens de diversifier leurs marchés, afin de valoriser les ressources naturelles canadiennes.

Les producteurs de brut canadien continuent de percer de nouveaux marchés pour leur production en expansion. Les nouveaux débouchés se trouvent dans l’est du Canada, aux États-Unis et dans les économies émergentes d’Asie. La production canadienne nécessite davantage d’accès aux côtes afin de pouvoir alimenter les marchés mondiaux, et même certains marchés nord-américains potentiels, comme la Californie. 

Ce sont l’est du Canada et la côte du golfe du Mexique qui présentent le plus de possibilités d’expansion des marchés nord-américains pour le pétrole brut canadien. La côte est américaine offre des possibilités limitées, parce qu’elle a surtout besoin de pétrole brut léger, qu’elle pourra de plus en plus se procurer au sein même des États-Unis, grâce à l’augmentation de la production nationale. 

Le marché du Midwest américain, plus étendu, est déjà bien approvisionné par l’Ouest canadien et la production américaine. Les quantités additionnelles produites dans l’Ouest canadien doivent être transportées vers la mer, sans quoi elles ne se rendront pas jusqu’aux marchés internationaux.

Est du Canada

Les raffineries du Québec et du Canada atlantique importent actuellement 77 % de leurs besoins en pétrole brut. Cela crée une ouverture de 500 000 barils par jour pour la production canadienne, en particulier le pétrole brut léger conventionnel ou valorisé. Malheureusement, en 2014, les importations en provenance des États-Unis ont plus que doublé; elles représentaient 60 % des importations canadiennes. Ces quantités de pétrole ont été transportées par rail et par pétrolier. Les raffineries de l’Ontario se sont déjà tournées vers l’Ouest canadien comme source principale d’approvisionnement.

États-Unis

Les raffineries de la côte du golfe du Mexique ont transformé plus de 8 millions de barils de pétrole brut par jour en 2014, dont plus de 2 millions contenaient du pétrole lourd importé. Les producteurs canadiens déplacent certaines de ces quantités importées, et l’on prévoit qu’ils fourniront au moins 468 000 barils par jour à ce marché d’ici 2020. C’est environ le double des 235 000 barils qu’ils fournissent actuellement. 

Le Midwest américain va demeurer le plus gros marché d’exportation pour le Canada. En 2014, les producteurs canadiens ont fourni 1,9 million de barils par jour à ce marché. Un certain nombre de projets de conversion de raffineries, visant à transformer du pétrole brut lourd, ont été construits ces deux dernières années, et vont sans doute faire augmenter la demande dans la région, qui passera de 190 000 à 2,1 millions de barils par jour d’ici 2020.

Les raffineries de l’État de Washington et de la Californie doivent remplacer leurs sources d’approvisionnement traditionnelles, qui se trouvent en Alaska. On prévoit qu’elles vont demander davantage de pétrole brut à l’Ouest canadien (on passera de 211 000 à 391 000 b/j). On ne prévoit pas que les raffineries de la côte est américaine demanderont plus de pétrole brut à l’Ouest canadien. Elles ne devraient pas prendre d’expansion, étant donné que la demande était de 167 000 b/j en 2014, et devrait (selon un sondage) tomber à 133 000 b/j en 2020.

Monde

À l’heure actuelle, le pétrole brut provenant de l’Ouest canadien bénéficie d’un accès limité à la mer, et donc aux marchés mondiaux. Toutefois, on s’intéresse de plus en plus aux stocks de brut canadien en Asie et en Europe. En 2014, Statistique Canada a indiqué que le brut canadien était expédié à destination de l’Italie, du Royaume-Uni, du Chili, de la Norvège, des Bahamas, de la France, de l’Irlande, de l’Espagne et de l’Inde. La Chine et l’Inde représentent des marchés potentiels énormes pour le brut canadien, car c’est dans ces deux pays que la croissance de la demande de pétrole brut est la plus rapide au monde. Selon l’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis, les importations de pétrole combinées de la Chine et de l’Inde devraient augmenter de 6,6 millions de barils par jour, passant de 10,3 millions de b/j en 2014 à 16,9 millions de b/j d’ici 2030.


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